4 mesures que le gouvernement devrait prendre pour donner aux étudiants les moyens de réussir

http://www.huffingtonpost.fr/arthur-moinet/education-4-mesures-gouvernement-etudiants-moyens-reussir_a_23204468/

Le 25 août dernier, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, annonçait la mise en place d’un nouveau plan de vie étudiante pour la rentrée 2018. Après la décision contestée de baisser de 5 euros le montant des APL, il s’agissait sans doute pour le gouvernement de désamorcer la grogne étudiante.

Il y a en effet urgence à agir vite, car notre situation empire chaque année. L’enquête sortie par l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) il y a quelques semaines le démontre d’ailleurs aisément: le coût de la vie étudiante a encore augmenté de plus de 2% cette année. Nous sommes ainsi les premiers touchés par les augmentations des loyers, des transports ou du coût de la vie en général, ce qui accroît peu à peu les inégalités sociales entre les jeunes et bride l’égalité des chances.

Pour être à la hauteur des enjeux, il faudra, Madame la ministre, profondément revoir le système d’aides sociales. En effet, il faut savoir que le montant maximal d’une bourse d’études est de 555 euros par mois, montant bien en deçà du minimum acceptable pour vivre dignement. Par ailleurs, seulement ¼ des étudiants peuvent bénéficier d’aides financières pour réaliser leurs études.

– Le principal problème réside sûrement ici: ces maigres bourses sont calculées sur les revenus de nos parents et non pas en fonction de notre situation personnelle. Ce sont pourtant nous qui étudions et faisons nos propres choix! Et quid des jeunes en rupture familiale?

Le gouvernement innoverait réellement en créant une véritable allocation d’autonomie permettant de répondre à l’ensemble de nos besoins sans avoir recours au salariat, le plus souvent facteur d’échec. Chaque étudiant disposant ainsi d’une somme égale à 900 euros, pourrait financer ses charges et gagner son indépendance.

L’investissement pour l’Etat s’élèverait certes à plusieurs milliards d’euros, mais serait compensé par la fusion des différentes aides actuelles, la suppression de la demi-part fiscale accordée à nos parents et l’augmentation des qualifications dans la société.

– Le gouvernement devra aussi se soucier de la question des transports, qui reviennent également très cher aux étudiants. La mobilité est pourtant incontournable pour quasiment tous les jeunes. A Paris, où l’on annonce encore une nouvelle augmentation, un étudiant dépense ainsi près de 350 euros par an pour sa carte de transports, à Rennes 320 euros, une charge annuelle énorme pour un étudiant boursier par exemple. Il y a donc urgence à revoir les réductions qui nous sont accordées.

Aussi, le gouvernement pourrait par exemple encourager la mise en place de barêmes progressifs, ou du moins envisager avec les collectivités territoriales des réductions pour les étudiants boursiers.

– D’autre part, une action bien plus ambitieuse au niveau du logement devra être présentée. L’engagement de construire 60.000 nouvelles chambres étudiantes est à saluer, mais à pérenniser durablement. N’oublions pas que celles-ci ne concernent que 7% d’entre nous, contraignant les 93 % à se loger dans le parc privé ou chez leurs parents.

D’autres mesures telles que l’extension du dispositif d’encadrement des loyers aux autres villes universitaires que Paris, ou bien la dispense de la taxe d’habitation seraient aussi nécessaires pour limiter les coûts d’un logement privé.

– N’oublions pas la santé des étudiants. Revenir sur le régime étudiant de sécurité sociale étudiante, comme le préconisent certains, serait une erreur. Les mutuelles étudiantes sont les plus proches de nos préoccupations et de nos besoins spécifiques. Alors que beaucoup d’entre nous renoncent à se soigner, connaissent toujours plus de stress ou encore de fatigue, concentrons-nous plutôt sur le recrutement de médecins universitaires, de psychologues et d’infirmières, afin d’améliorer le fonctionnement des services de santé universitaires.

Avec toutes ces mesures, pourrait ainsi émerger un réel statut du jeune en formation universitaire. Un statut qui nous assurerait enfin sécurité financière, accès facilité à la culture et une réelle indépendance.

Madame la ministre, il y a donc urgence à agir. A l’heure où près de 50% d’entre nous sont contraints de se salarier pour vivre durant leurs études, oui, la très grande majorité des étudiants est aujourd’hui bel et bien à 5 euros près à la fin du mois.

 

 

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Pourquoi la sélection à l’université est une fausse solution

https://www.huffingtonpost.fr/arthur-moinet/pourquoi-la-selection-a-luniversite-est-une-fausse-solution_a_23073448/

Le sujet revient régulièrement à chaque mois de juillet, mais avec encore plus de force cette année: 65.000 lycéens sont encore sans affectation universitaire à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Le système APB, lancé en 2009, avait pour but de simplifier et d’harmoniser au niveau national les procédures d’admission dans l’enseignement supérieur pour toutes les académies. Un objectif louable donc.

Aujourd’hui, ce système vole en éclat: des milliers de candidats voient leur candidature refusée, leur projets d’études brisés et leurs rêves voler en éclat.

En particulier, les Instituts universitaires de technologie (IUT) et les Brevets de techniciens supérieurs (BTS) sont surchargés et le système APB doit cette année encore pratiquer un tirage au sort généralisé dans des centaines de formations.

Pour répondre à ce drame, ce sont chaque année les mêmes voix ultra-libérales et conservatrices qui s’élèvent pour réclamer de la sélection à l’entrée de l’université: il faudrait pour certains sélectionner par un examen d’entrée à l’Université, pour d’autres prendre en compte les notes au lycée pour admettre ou non le candidat dans certaines filières.

Mais comment juger les capacités d’un lycéen par un simple chiffre, une simple moyenne scolaire? Comment juger de la motivation par un simple examen académique? Comment imaginer mettre en compétition des lycéens de 18 ans pour assurer leur avenir?

Et quid alors des lycéens sélectionnés nulle part? Quid de ceux affectés dans des voies universitaires ne leur correspondant pas? Le résultat sera l’échec, puis l’exclusion, avec les coûts humains et financiers qui leur sont associés.

Ces propositions sont pour nous profondément rétrogrades et dépassées, car elles ne feraient que repousser le principal problème: comment faire pour que chaque élève puisse accéder à une formation adaptée à ses goûts, compétences et projets professionnels ?

Bourdieu disait:  »Le système scolaire ne récompense pas ceux qui méritent, mais ceux qui héritent ». Il est scientifiquement prouvé que les inégalités scolaires naissent dès l’école primaire : une sélection en fin de cycle secondaire fragiliserait encore davantage les élèves de milieu modeste ayant réussi à se hisser jusqu’au baccalauréat.

En conséquence, ce dernier, diplôme national, doit rester la seule barrière d’accès à l’enseignement supérieur pour ne pas aggraver les inégalités et l’égalité des chances. Son obtention fait encore sens pour de nombreux enseignants, parents, mais surtout élèves, comme en témoignent les rituels qui que les lycéens lui associent souvent (percent, bal de fin d’année, publication des résultats…) qui sont encore de formidables moments de cohésion.

Au final, la question centrale du problème est budgétaire: comment justifier qu’un Etat comme la France ne soit pas capable de fournir à chaque jeune une formation adaptée à ses besoins ? Avec seulement 1,5 % du PIB consacré à l’enseignement supérieur, il est faux de dire que l’Etat surinvestit dans ce domaine. La Suède ou le Canada atteignent 2% du PIB, les USA et le Canada sont proches quant à eux de 3%.

Pourtant les voix appelant à faire des économies sur l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche se font toujours davantage entendre, alors qu’il est évident qu’un pays qui désinvestit dans ces domaines est un pays qui régresse et renonce à son futur ! Le fait que de plus en plus de jeunes accèdent aux études supérieures doit au contraire être considéré comme une chance.

Aussi, le manque de places en université ne se résoudra donc qu’en investissant à terme massivement dans de nouvelles formations, de nouveaux postes d’enseignants. Cependant, il est évident que le statu quo actuel, matérialisé notamment par le tirage au sort, n’est pas satisfaisant. Plusieurs pistes méritent d’être évoquées à court-terme :

Premièrement, la question de l’orientation est centrale. De trop nombreux jeunes ne sont pas assez encore sûrs d’eux-mêmes au moment d’effectuer leur choix de formation. Cette incertitude produit par la suite beaucoup d’échecs et de désillusions. Il est donc nécessaire d’agir pour renforcer le service public d’orientation et ainsi mieux répartir les flux d’étudiants en fonction des projets et motivations intrinsèques de chacun.

Un véritable service public d’orientation unique avec un recrutement de conseillers d’orientation serait pas un luxe. Il serait souhaitable d’en arriver à des bilans personnalisés réguliers et obligatoires dès le collège pour faire repérer aux élèves leurs points forts et surtout les familiariser avec les exigences de l’enseignement supérieur.

Deuxièmement, la généralisation des années passerelles pourrait être une bonne solution pour éviter les années blanches et limiter le taux d’échec en première année. Par exemple pour préparer au mieux les bacheliers scientifiques à des études en sciences humaines ou les bacheliers économiques et littéraires à des études d’économie par exemple. Une mesure qui serait bien plus juste qu’une sélection universitaire basée sur la série suivie au lycée ou les notes obtenues dans telle ou telle discipline.

Enfin, la question des pré-requis est à manier avec des pincettes, car pouvant masquer une véritable sélection ne disant pas son nom. Cependant, à travers la question de l’orientation, c’est aussi la question de l’autonomie et de la responsabilité du lycéen qui doit nécessairement être posée. Beaucoup de néo-bacheliers ne savent souvent pas en candidatant ce qui sera véritablement exigé d’eux.

De véritables référentiels des savoirs et compétences attendues devraient systématiquement être présentés et visés pour chaque licence demandée, afin que les candidats soient davantage conscients des exigences de qu’implique leur choix.

Pour finir, soyons-en donc convaincu: la solution pour l’enseignement supérieur n’est en aucun cas de fermer les portes pour certains, mais de les ouvrir grandement pour la réussite de tous ! Pour une société de la formation et de la connaissance ouvert à chacun, quel que soit son milieu d’origine.

Sortie de  »L’Alternative lycéenne ! »

À quoi sert l’école ? À chaque échéance électorale, les projets sur l’École et les promesses se multiplient. Sans être suivies d’effet… Eliott Nouaille et Arthur Moinet, 19 ans, anciens lycéens engagés au Syndicat Général des lycéens lancent un vibrant appel à la participation des élèves à l’avenir de leur École.

Ils proposent, par exemple, un lycée polyvalent, modulaire, sans filières distinctes où à côté d’un tronc commun d’enseignements, les élèves choisiraient à travers des modules les enseignements qu’ils souhaitent renforcer ou découvrir. Dans le souci d’une école plus juste et ouverte qui permet la réussite de tous, ils militent avant tout pour que les adultes et le système éducatif donnent la parole aux élèves et leur fassent enfin confiance !

En treize chapitres au style incisif, ils égrènent des propositions, toujours argumentées, pour une révision de l’évaluation, la réforme du baccalauréat, la lutte contre le harcèlement ou une reconnaissance des organisations de jeunesse. L’Alternative lycéenne ! est un appel au réveil de la jeunesse et à sa responsabilisation.

Lien vers le communiqué de presse

Premières pages

Budget 2017 de la Région des Pays de la Loire : réaction de 8 anciens Conseillers régionaux jeunes des Pays de la Loire

Huit des anciens Conseillers régionaux jeunes des Pays de la Loire souhaitent réagir face aux choix budgétaires de Bruno Retailleau présentés aux élus régionaux les 14, 15 et 16 décembre 2016.

Ces jeunes ligériens, engagés et volontaires, ont travaillé durant de nombreux mois sous l’ancienne majorité, pour émettre des avis sur la politique jeunesse de la Région des Pays de la Loire.

La jeunesse n’est pas une ligne budgétaire

Déjà 1 an que la nouvelle majorité a pris les rênes du Conseil régional des Pays de la Loire et les conséquences sont déjà lourdes pour la jeunesse.

Les anciens Conseillers régionaux jeunes ont l’impression que la nouvelle majorité regarde la jeunesse comme une ligne budgétaire et non comme des citoyens. En un claquement de doigts Bruno Retailleau a réussi à supprimer trois dispositifs et en suspendre deux autres. Résultat : au moins 65 000 jeunes impactés ! Ils ne pourront plus bénéficier de l’ordipass (aide financière réservée aux lycéens boursiers et apprentis pour l’achat d’un ordinateur portable), du pass première installation et du pass complémentaire santé.

Le pass culture et sport, dispositif phare du Pack 15-30, est quant à lui interrompu de septembre 2017 à avril 2018 (une année scolaire pratiquement). A noter que le pass prévention-contraception est transformé en pass santé : faut-il croire ici à une simple communication ou y aura-t-il des mesures supprimées ?

Enfin, le dispositif du Conseil régional des jeunes est suspendu depuis novembre 2015 en raison des élections régionales mais n’a jamais été réinstallé à ce jour.

Alors que la Région des Pays de la Loire deviendra prochainement chef de file en matière de politique jeunesse, ce groupe de huit anciens Conseillers régionaux jeunes restera attentif à la manière dont les élus régionaux piloteront cette compétence. Egalement, ils regrettent profondément les choix de la nouvelle majorité qui tourne le dos à la jeunesse et attendent des explications.

Signataires : Maxence BIZOT, Arthur MOINET, Astrid BOUGLER, Gabin LHÉRAULT, Grégoire RANSON, Léonard BAUDRY, Romain BOEUF-ALARY, Ségolène BAELDE.

Le redoublement : une méthode obsolète

Le 24 septembre dernier, les médias révélaient un prétendu projet gouvernemental de suppression du redoublement. Face à la levée de boucliers massive, la ministre de l’Education nationale s’empressait de démentir, précisant que  »la loi du 8 juillet 2013 de refondation de l’Ecole de la République a fait du redoublement une procédure exceptionnelle » et que le redoublement était appelé à rester une exception dans le second cycle. Si le Syndicat général des lycéens adopte une position allant sensiblement dans ce sens, il ne peut que rappeler que le redoublement n’est qu’une illustration des défaillances du système éducatif actuel.

Et si l’on se penchait sur les causes de l’échec ?

Qu’est-ce que le redoublement ? Nous pourrions le définir comme la conséquence d’un échec : celui de n’être pas parvenu à assimiler les notions essentielles à un passage en classe supérieure. Il est donc nécessaire de se pencher sur les causes de cet échec. Pourquoi un élève n’est-il pas parvenu à assimiler certaines notions ? Si l’on fait abstraction de cas particuliers (maladie, problèmes personnels…) où le redoublement est pertinent, nous remarquons que ce dernier ne fait le plus souvent qu’occulter les lacunes de notre système éducatif, dont les principaux acteurs refusent parfois de prendre conscience.

Un élève ne redouble généralement pas parce qu’il n’a pas ouvert ses cours de l’année. Bien souvent, c’est parce que le système éducatif ne l’a pas suffisamment accompagné. Il est également intéressant de savoir qu’un fils d’ouvrier a 10,5 fois plus de chance de redoubler qu’un fils de cadre, selon une enquête de la direction de l’évaluation et de la prospective du ministère de l’Éducation datant de 2004. Les élèves sont multiples : ils proviennent de milieux divers, ont des façons différentes d’apprendre… Le système éducatif devrait pouvoir s’adapter à ces constats avec une pédagogie différenciée. Avec un accompagnement personnalisé inutile dans sa forme actuelle, des professeurs qui font primer le collectif sur l’individuel, une coordination pédagogique rare au sein des lycées autant dire que c’est actuellement peine perdue.

Des redoublements souvent donc inutiles

Avec le redoublement, l’élève subit le plus souvent son éducation : quand elle ne lui est pas imposée par l’institution, elle l’est par ses parents. Or, on ne peut réussir sa scolarité que si l’on est pleinement acteur. D’où le nombre de redoublements inutiles. C’est pourquoi le SGL est favorable au redoublement volontaire : celui permettant à l’élève volontaire de se rattraper. Mais les statistiques démontrent bien que ce cas de redoublement est minoritaire, alors qu’il devrait devenir la norme.

Les enquêtes PISA démontrent bien que les pays à fort taux de redoublement, comme la France, sont loin d’avoir les meilleurs résultats. Complétons par le fait que le coût annuel du redoublement se compte en milliards et qu’il en plus inégal suivant l’équipe pédagogique ou le lycée, et nous nous demandons qui peut encore plaider pour son application massive.

De nouvelles pistes d’améliorations

Pour le Syndicat Général des Lycéens, seul un meilleur accompagnement de l’élève peut, à terme, être une alternative au redoublement. Cela passera forcément par une mise à jour des missions de l’enseignant. Les systèmes qui réussissent le mieux sont ceux où ces derniers adaptent leur cours à chaque élève, les accompagnent individuellement. Bien loin de ce qui se pratique dans notre pays.

Un AP qui fonctionne bien, avec du soutien scolaire et de l’approfondissement réellement personnalisés passe par des professeurs davantage présents dans les lycées, pour accompagner et aider individuellement les élèves. En attendant, les conseils de vie lycéenne peuvent s’emparer de ces questions en tentant d’obtenir des avancées sur l’organisation de l’AP ou en mettant un système de soutien scolaire dans les établissements par exemple.

Compte-rendu / CSE du 28 Mai 2015

Élus du SGL présents : Arthur Moinet, Leïla Mathias, Ahmed El Ouafi

La séance est ouverte à 9h30, avec 65 membres présents.

I – Déclarations liminaires

  • Déclaration du SNES-FSU

  • Déclaration du SNALC-FSU

  • Déclaration de l’UNSA

  • Déclaration du SPDEN

  • Déclaration du SGEN

  • Déclaration de la CGT

  • Déclaration de FO

  • Déclaration du Snuipp

  • Déclaration de Sud

  • Déclaration de Solidaires

  • Déclaration de la CFTC

  • Déclaration de la FCPE

  • Déclaration du SGL

Une grande partie des déclarations liminaires exigent le report de l’Enseignement moral et civique (EMC) à la rentrée 2016, alors que les programmes de ce nouvel enseignement n’ont toujours pas été publiés au BO. Le SGL s’interroge lui sur la publication tardive des nouvelles ressources pédagogiques, et s’inquiète donc du peu de différence avec l’ECJS actuelle qui pourrrait en résulter en septembre prochain.

II – Projet de décret relatif aux cycles d’enseignement à l’école primaire et au collège

Florence Robine, DGESCO, introduit la présentation du texte par un propos répondant aux différents points abordés dans les déclarations liminaires.

Les ressources éducatives pour l’EMC seront publiées courant septembre. En outre, un plan de formation des personnels à la réforme du collège sera mis en place tout au long de l’année scolaire 2015-2016, et devra s’inscrire dans la durée.

Le projet de décret énoncé ci-dessus vise à modifier une disposition issue de la loi pour la refondation de l’école, c’est à dire l’organisation scolaire en cycles d’enseignement (apprentissages premiers, apprentissages fondamentaux, cycle de consolidation, cycle d’approfondissements). Alors que les dispositions d’un décret de juillet 2013 prévoyaient une mise en application étalée jusqu’en 2017, cette dernière, avec ce projet de décret modificatif, est harmonisée au 1er septembre 2016.

A cette occasion, La CGT attire l’attention des membres du CSE sur l’important travail de renouvellement des manuels scolaires qu’engendrera l’application de la réforme du collège.

Le SNALC dénonce ce projet de décret qui engendrera selon lui d’importantes difficultés organisationnelles. Son projet de vœu de report du texte est rejeté par 19 voix pour, 37 contre (SGL) et 8 abstentions.

Le texte reçoit un avis favorable par 26 voix pour (SGL), 19 contre et 20 abstentions.

III – Projet de décret relatif à la périodicité et au contenu des visites médicales et de dépistage

Le texte vise à rendre obligatoires deux visites médicales aux sixième et douxième anniversaires de l’élève.

L’UNSA et le SGL insistent sur le besoin de dépister plus largement tout trouble de l’apprentissage et de travailler en collaboration avec les équipes pédagogiques.

Le SGEN propose un amendement visant à faire effectuer cette visite par le médecin scolaire (l’infirmier ne disposerait pas selon le syndicat de l’agrément pour effectuer un examen clinique). Cet amendement est rejeté par le CSE.

Le même syndicat propose divers amendemnts tendant à renforcer la coopération entre les parents, les professeurs et le médecin scolaire dans le suivi médical de l’élève. Ils sont adoptés par le CSE avec le soutien des élus SGL.

L’UNSA propose un amendement visant à créer une visite médicale lors de la neuvième année de l’élève. Le CSE adopte l’amendement.

Le texte global est adopté par le CSE.

IV – Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 19 mai 2015 relatif à l’organisation de l’enseignement dans les classes de collège

Le projet de décret prévoit de remédier à l’omission des langues régionales dans les grilles de volume horaire des classes de collège.

Le SGL présente un vœu concernant la place et les objectifs de l’accompagnement personnalisé dans la future réforme du collège. Le vœu est rejeté par le CSE.

L’arrêté est adopté par le CSE

V – Projet d’arrêtés fixant les programmes des sections internationales de langues prortugaises et brésiliennes au collège

Les arrêtés concernent la mise en place d’un nouveau programme dans ces sections internationales.

Le projet d’arrêté concernant la section portugais est adopté par 34 voix pour (SGL), 10 refus de participation au vote et 7 abstentions.

Le projet d’arrêté concernant la section brésilienne est adopté par 35 voix pour (SGL), 10 refus de participation au vote et 7 abstentions.

VI – Projet de décret relatif aux épreuves de remplacement et aux conditions de délibération des jurys des baccalauréat général et technologique

Ce décret prévoit, pour les candidats aux baccalauréats général et technologique, qui, pour cause de force majeure dûment constatée, n’ont pu se présenter à tout ou partie des épreuves organisées au cours ou à la fin de l’année scolaire, des épreuves de remplacement, au début de l’année scolaire suivante, uniquement pour les épreuves qu’ils n’auraient pu subir. Il prévoit que les jurys des baccalauréats général et technologique délibèrent sans avoir connaissance des nom et prénom du candidat ainsi que du nom de son établissement d’origine.

Le SGL propose un amendement visant à rendre obligatoire la consultation du livret scolaire pour tous les candidats, et non seulement pour les élèves tendant à être recalés. Le but étant de valoriser les engagements de l’élève et sa participation tout au long de sa scolarité. L’amendement est rejeté par le CSE, de nombreux membres s’inquiétant alors de l’augmentation de la durée des jurys de délibération qui pourrait en résulter.

Le CSE adopte le projet de décret.

VII – Projet d’arrêté modifiant divers arrêtés relatifs aux baccalauréats général et technologique et aux baccalauréats nationaux

Le projet d’arrêté découle des dispositions du décret, et arrête les dispositions pratiques d’application de ce dernier.

Le projet d’arrêté est adopté à l’unanimité par le CSE.

VIII – Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 2 juin 2010 modifié relatif à la double délivrance du diplôme du baccalauréat et du diplôme de l’Esame di stato

Le projet est adopté à l’unanimité.

IX – Projet d’arrêté fixant le programme d’enseignement de langue et littérature

dans les sections internationales portugaises classes de lycée

Le projet fait l’objet d’un avis favorable à l’unanimité.

X – Projet d’arrêté fixant le programme d’enseignement de langue et littérature

dans les sections internationales arabes classes de seconde

Le projet fait l’objet d’un avis favorable à l’unanimité.

XI – Projet d’arrêté portant création d’un enseignement d’informatique et création numérique en classe de seconde générale et technologique

Le SGEN-CFDT propose un amendement rédactionnel pour renforcer la dimension interdisciplinaire de ce nouvel enseignement. L’amendement est adopté par le CSE.

Le projet d’arrêté reçoit un avis favorable par 34 voix pour (SGL), 17 contre et 1 refus de participer au vote.

XII – Projet d’arrêté fixant le programme d’enseignement d’informatique et création

numérique en classe de seconde générale et technologique

Le projet reçoit un avis favorable par 34 voix pour (SGL), 17 contre et 1 refus de participer au vote.

XIII – Projet d’arrêté fixant le programme d’enseignement moral et civique dans la série techniques et musique de la danse

Le projet reçoit un avis défavorable du CSE par 27 voix contre, 15 pour (SGL), 8 abstentions et 1 refus de participer au vote.

XIV – Projet de décret modifiant les dispositions du code de l’éducation relatives à

la préparation aux examens des voies générale, professionnelle et technologique

des lycées et à la délivrance du baccalauréa

Le projet de décret prévoit que les élèves ayant échoué aux examens des voies générale, professionnelle et technologique seront autorisés à les préparer à nouveau dans l’établissement dans lequel ils étaient précédemment scolarisés. Pour l’examen du baccalauréat général et du baccalauréat technologique, les candidats ayant échoué à l’examen pourront demander à bénéficier de la conservation des notes égales ou supérieures à 10 sur 20, pendant les cinq sessions suivantes. La conservation des notes permet l’attribution d’une mention.

L’administration propose un amendement visant à préciser que le droit à la réinscription automatique dans le lycée ne peut s’exercer qu’une seule fois. Le CSE adopte l’amendement.

Le SGEN-CFDT propose d’introduire une disposition prévoyant la mise en place d’une rencontre entre professeurs, chef d’établissement et parents afin que les élèves ne soient pas systématiquement dispensés de cours où ils conservent le bénéfice de la note. De plus cette rencontre instaurerait un suivi de l’élève pour rendre son redoublement le plus efficace possible. Le CSE adopte cet amendement avec le soutien des élus SGL.

Le SNALC propose un amendement visant à conserver une restriction sur les élèves pouvant conserver leurs notes. Le CSE rejette l’amendement.

Le projet de décret reçoit un avis favorable du CSE par 36 voix pour (SGL), 21 contre et 5 abstentions.

XV – Projet d’arrêté relatif aux diplômes professionnels relevant des dispositions

du code du travail relatives à l’utilisation des équipements de travail mis à disposition pour des travaux temporaires en hauteur

Le texte reçoit un avis favorable par 49 voix pour et 2 refus de participation au vote.

XVI – Projet de décret et d’arrêté attribuant le grade de licence aux titulaires du diplôme de technicien supérieur en imagerie médicale et radiologie thérapeutique

Ce projet de décret est adopté par 46 voix pour et 5 abstentions. De même que son arrêté d’application.

XVII – Projet d’arrêtés modifiant l’arrêté du 11 mars 2013 portant organisation des

enseignements dans les classes de quatrième et troisième de l’enseignement agricole

Après la présentation de la nouvelle grille des horaires, la FCPE formule le vœu que la réforme du collège puisse ouvrir un maximum de perspectives aux élèves de l’enseignement agricole. Pour cela, il est indispensable que ces élèves puissent bénéficer d’une seconde langue vivante étrangère. Le CSE adopte ce vœu, avec le soutien des élus SGL.

Les projets d’arrêtés sont adoptés par 24 voix pour (SGL), 18 contre et 9 abstentions.

XVIII – Projet d’arrêté rellatif à l’enseignement moral et civique au collège des classes de quatrième et troisième de l’enseignement agricole

Le projet d’arrêté reccueille 18 voix contre, 14 pour (SGL) et 20 abstentions.

XIX – Présentation du rapport d’activité du réseau national des GRETA

Pièce-jointe sur demande.

La séance est levée à 17h30.

SGL : Lancement de la campagne  »Eveillons nos lycées »

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Les semaines de l’engagement : une bonne initiative…

Les semaines de l’engagement lycéen sont reconduites cette année en marge du renouvellement des instances de la démocratie lycéenne. Ce temps fort a pour but de mettre en place pour tous les lycéens, des modules de formation aux instances de la vie lycéenne. L’objectif est notamment d’amener le plus d’élèves possible à voter et à s’impliquer dans les conseils de vie lycéenne, dont les élections se dérouleront le 8 octobre prochain.

Le Syndicat Général des Lycéens tient à rappeler que les semaines de l’engagement ont été une réponse pour relancer la vie lycéenne l’an dernier, dans le cadre de l »’acte 2 de la vie lycéenne »’. Toutes les initiatives visant à promouvoir les instances de la vie lycéenne, à mieux informer les lycéens sont les bienvenues, quand l’on sait à quel point celles-ci sont rares.

Il est en effet nécessaire de mieux former les élèves à ces enjeux, de les informer sur les différentes initiatives qui peuvent exister dans leurs lycées, afin de les rendre autonomes et actifs dans la vie démocratique dans leur établissement. La moitié de nos camarades ne se déplace pas pour désigner ses représentants au CVL.

…Mais bien trop légère et peu suivie

 Pour autant, en ayant un regard critique, basé notamment sur la dernière édition de ces semaines, nous savons que ces initiatives ne remplissent que partiellement leur mission.

L’an dernier, les semaines de l’engagement lycéen n’ont pas été suivies, par le ministère comme par les établissements. L’acte 2 de la vie lycéenne, lui, semble être tombé dans l’oubli. Alors que la mandature 2012-2014 du Conseil national de la vie lycéenne a consacré son mandat autour de cette problématique, l’abandon de cet Acte 2 témoigne du manque de considération accordé aux élus lycéens.

Le SGL attend donc énormément de ces semaines, et plus largement de l’année à venir. Le kit pédagogique fourni par le ministère n’est pas assez précis, et aborde peu les sujets quotidiens qui concernent véritablement les lycéens, et sur lesquels ces derniers peuvent s’engager : le SGL va donc envoyer la semaine prochaine un kit pédagogique conçu directement par les élus lycéens, qui ont à coeur de témoigner de leur mandat essentiel dans la démocratie scolaire.

Ainsi le SGL lance sa campagne « Éveillons nos lycées »

 Pour pallier au manque de sérieux accordé à cette initiative, le SGL se mobilise. Afin de ne plus être spectateurs de nos enjeux éducatifs, le SGL organise une campagne pour inciter et soutenir les élèves à s’emparer de leurs instances et de leurs établissements, faire changer l’éducation, et pour fédérer un réseau d’élus capable de faire changer la démocratie lycéenne en profondeur

Consultation du Conseil régional des jeunes sur le Pack 15-30

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Le Conseil régional des jeunes travaille depuis quelques semaines à l’élaboration d’un rapport. Retraçant les points positifs et les points négatifs du Pack 15-30 ans de la Région, il permettra notamment de rendre compte des défauts constatés par les conseillers régionaux jeunes.

Des propositions seront émises afin d’améliorer le dispositif, avec toujours comme objectif de favoriser l’autonomie des jeunes ligériens. Favorisant l’accès de tous à la culture et aux sports, le Pass  »culture sport » fait déjà l’objet de plusieurs idées quant à son amélioration.

Ci-dessous une première trame du dossier qui sera remis en mai aux élus :

La Contribution du CRJ sur le Pack 15-30 s’inscrit pleinement dans les travaux des Conseillers régionaux jeunes. Elle est issue des réflexions autour du « vivre ensemble », de « l’engagement citoyen » et de « l’accès aux pratiques culturelles, aux vacances et aux loisirs ». Ce premier travail de structuration de la contribution a permis d’identifier deux points principaux qui l’articuleront.
La communication autour du Pack 15-30
Pour être efficace, la communication doit être double, c’est-à-dire qu’elle doit viser à la fois le grand public (les jeunes de 15 à 30 ans) et les prescripteurs qui vont faire la promotion du dispositif sur le terrain (les associations de jeunesses et d’éducation populaire, les assistantes sociales, le réseau Information Jeunesse, le Planning familial, l’Éducation Nationale, les collectivités locales, les personnels de santé…).
Il est donc essentiel que les jeunes et les professionnels soient consultés lors de l’élaboration des politiques publiques et lors de la communication qui va en découler. Le CRJ permet d’associer les jeunes à ces politiques, il semblerait que les professionnels ne le soient pas suffisamment. Pourquoi ne pas créer un comité de suivi régional associant des partenaires dans différents domaines ?
Concrètement, cela a une conséquence importante : les dispositifs régionaux n’arrivent pas toujours jusqu’à leurs destinataires, notamment dans les zones rurales. Si l’on considère que le « Pack 15-30 » souhaite développer l’autonomie des jeunes, il semblerait que cet objectif ne soit pas réellement atteint.
Confusion sur le terme « Pack 15-30 »
En amont, le terme « Pack 15-30 » interroge, selon les CRJ, sur au moins trois points :
• Le lien avec une politique régionale qui vise l’autonomie des jeunes n’est pas suffisamment clair et explicite.
• Il y a aussi confusion entre les termes « Pack » et « Pass ». De très nombreux jeunes pensent avoir le Pack 15-30 alors qu’ils n’ont que le Pass Culture et Sport notamment.
• De très nombreuses personnes, prescripteurs et jeunes, pensent que chacun des Pass du Pack 15- 30, concerne tous les 15-30, ce qui n’est pas exact.
Propositions : On pourrait / il faudrait réfléchir à un nouveau nom qui prête moins à confusion et facilite ainsi la communication autour du dispositif, tout en restant fidèle aux habitudes des jeunes.
Une campagne de communication qui ne trouve pas sa cible
, Les campagnes de communication visant à promouvoir le Pack ne nous paraissent pas adaptées et ne valorisent pas le contenu du Pack. Les problèmes rencontrés sont les suivants :
=> Les campagnes d’information développées cette année (basées sur un jeu de piste et sur les affiches « Cherchez Waly ») ne sont pas suffisamment explicites pour les jeunes en termes de contenus.
=> Certaines zones du territoire ne présentent que très peu de documents de communication.
Propositions : La campagne de communication devrait être accentuée via des canaux traditionnels tels que la presse et les médias locaux, les abribus… Il ne faut pas oublier les campagnes d’affichages dans les lieux fréquentés par les jeunes (cabinet médicaux, centres sociaux, missions locales, clubs de sport, établissements scolaires…).
La communication doit promouvoir le Pack 15-30 à travers des exemples de ce qu’il propose concrètement en mettant en valeur les gains en matière d’accès aux transports, au logement, aux soins…. Il convient de montrer au jeune ce qu’il peut gagner en termes d’autonomie en donnant à voir réellement les avantages qu’il peut en tirer.
Il est indéniable que la communication pourra se faire via le bouche- à-oreilles. Il serait souhaitable que les acteurs-relais précédemment cités soient beaucoup plus que des « distributeurs de flyers ». Chaque politique régionale à destination des jeunes doit se traduire par des actions de sensibilisation sur le terrain. Par exemple, de nombreux établissements scolaires, particulièrement dans les campagnes, n’ont pas de service de santé. Par conséquent, on ne trouve pas de Pass complémentaire santé et Prévention contraception dans ces structures. Il faut donc que des acteurs de la santé interviennent auprès des jeunes.
De plus, la communication « papier » peut prendre la forme d’un document UNIQUE qui détaille l’ensemble des politiques régionales jeunes, de façon très claire, très synthétique et très pédagogique. Cela permettrait de satisfaire à la fois les jeunes, les acteurs-relais… et les forêts !
On peut également envisager un label que les partenaires du 15-30 colleraient sur leur devanture ou indiqueraient sur leur site.
Manque d’ergonomie du site Internet « Pack15-30 » et présence sur les réseaux sociaux
Le site Internet « Pack15-30 » ne nous semble pas assez ergonomique. Prenons le cas de la page consacrée au Pass Culture& sport :
=> Les titres, sous-titres et paragraphes sont écrits avec la même police d’écriture, petite et grasse
= > C’est un bloc de texte très long et il serait bien de l’alterner avec des visuels.
=> Les liens utiles qui devraient être en haut de page, sont tout en bas.
Ensuite, nous nous sommes posé 3 questions :
=> Pourquoi n’est-il pas fait mention du CRJ sur le site 15-30 ? => Quels rôles jouent les réseaux sociaux ?

=> Pourquoi aucune promotion du «Pack15-30 » n’est faite sur les autres sites régionaux et inversement ? (Réorganiser la mise en lien du Pack 15-30).
Propositions : Le site 15-30 doit être intégralement refondu pourquoi pas en s’inspirant de l’ergonomie et de l’arborescence du site « infos-jeunes » du CRIJ Pays de la Loire (notamment du « à quoi ai-je droit ?»). De plus, il faudrait ouvrir des passerelles entre les sites régionaux. Par exemple, faire mention du site culturel régional sur le 15-30 et inversement. Parler du CRJ sur le site 15-30, présenter la structure, montrer des témoignages et indiquer aux jeunes comment en faire partie. Le CRJ n’a pas vocation à nourrir le buzz et donc à être présent notamment sur Facebook, il faudrait fermer les pages CRJ sur les réseaux sociaux.
Par contre, le Pack 15-30 a une grosse carte à jouer sur les réseaux sociaux en assurant la promotion des événements en faveur des jeunes ou accessibles grâce à un dispositif du Pack 15-30. Concrètement, cela peut être les avant-premières au cinéma, les expositions, les matchs sportifs (chèques Culture & Sport), les journées de prévention- contraception (chèque du même nom), etc. Via Twitter, cela permet de montrer l’intérêt du Pack 15-30 aux professionnels, via Facebook cela peut permettre aux jeunes d’être réactifs.
L’efficience des Pass

Le Pass Culture & Sport

Pass le plus connu du Pack 15-30 car l’un des plus anciens, il nécessite, au regard des différentes réflexions du CRJ, un traitement particulier. Il est proposé ici de présenter les limites de son usage, du décalage avec ses objectifs initiaux et les évolutions proposées.

Le Pass Culture et Sport, dispositif le plus connu du Pack 15-30 ans est en apparence un succès chez les jeunes ligériens, mais il comprend de nombreuses limites. Le but du Pass, qui est de réduire les inégalités entre jeunes et de favoriser la découverte de pratiques sportives et culturelles ne semble pas pleinement atteint. Une première limite concerne les conditions d’obtention du Pass, actuellement réservé aux seuls 15-19 ans, il serait souhaitable de l’élargir aux 19-20 ans. Cette dernière tranche d’âge comprend les deux premières années post-bac. Années où les jeunes ligériens ont toujours besoin de découvrir de nouvelles pratiques. C’est aussi une manière de permettre aux étudiants ligériens ou non de découvrir la région au moment où ils quittent pour la plupart le cocon familial. Enfin, cela permettrait également de corriger l’inégalité existant entre les étudiants de licence et les étudiants de classes préparatoires ou de BTS quant à l’obtention du Pass.
Certains Pass n’apportent qu’une aide très modeste. Cela est particulièrement vrai pour le Pass Engagement. Alors que le coût d’un BAFA s’élève à plusieurs centaines d’euros, l’aide de 60 euros de la Région reste peu élevée. Pour y remédier, pourquoi ne pas donner la possibilité de cumuler les Pass sur plusieurs années ? Une aide de 120 euros serait déjà plus conséquente pour apporter un réel coup de pouce.

Il semblerait que certains chèques soient très peu utilisés par les jeunes par manque d’intérêt ou parce qu’ils ne ressentent pas le besoin de son utilisation. Il pourrait être mis en place une personnalisation du Pass Culture et Sport. Ainsi, un socle commun pourrait voir le jour : il serait constitué des chèques dont l’existence conditionne la réalisation des objectifs du Pass. Cela correspond aux chèques Livre, Spectacle, Engagement, Musée/Patrimoine. Le jeune pourrait ensuite panacher son chéquier, suivant ses besoins et ses envies : il pourrait choisir entre les chèques Sport, Cinéma, Groupes, Licence…
D’autres chéquiers correspondant à un besoin de la jeunesse pourraient également voir le jour : le chèque Presse, qui accorderait une réduction à l’abonnement à un quotidien. Le chèque Mobilité, qui reprendrait
des dispositifs régionaux (notamment Envoléo), en les incluant donc dans le Pass Culture et Sport.
Par ailleurs, il pourrait être souhaitable d’y inclure les dispositifs OIJ et FIJ (point à étudier plus en détail).

Concernant la communication autour du Pass Culture & Sport, comme indiqué plus haut, la Région peut faire la promotion des événements accessibles avec le Pass, à l’aide du site 15-30, du site culturel régional et des réseaux sociaux. Les partenaires pourraient coller un sticker « Culture & sport » sur leur devanture et faire la promotion du dispositif sur leur site internet.
De même, la liste des partenaires n’est pas facilement accessible sur le site 15-30. Nous proposons de créer un moteur de recherche en fonction de la localisation géographique par exemple.
Par ailleurs, plusieurs jeunes se sont plaints que le chèque était détourné par les établissements scolaires pour payer certains supports de cours.

Le Pass transport

La Région Pays de la Loire est traversée essentiellement par une seule ligne de train nationale, la LGV atlantique. Mais, la carte TIVA n’est pas valable sur les TGV. Autre problème, elle n’est pas non plus valable vers la Bretagne et l’Ile de France. Or, la SNCF a cessé de commercialiser la carte 12-25 au profit de la carte JEUNES. C’est la copie de la carte TIVA, à 5 exceptions près :
– elle est valable sur TOUS les trains contre exclusivement le TER pour TIVA. – elle est valable dans TOUTE la France. – elle est valable jusqu’à 27 ans contre 25 ans pour TIVA. – elle permet l’accès à de nombreuses réductions de la SNCF (billets Prem’s, accès aux événements…) – elle coûte 50€ contre 25€ pour TIVA.
Fort de ce constat, ne serait-il pas plus pertinent d’aider à l’obtention de la Carte Jeunes (dispositif déjà existant, plus avantageux mais plus onéreux) ? Cette aide prendrait la forme d’un Pass Transport d’un montant de 25€ qui permettrait d’obtenir la carte Jeunes. Pour des besoins plus ponctuels, pourquoi ne pas créer un chèque Transport (valable pour un déplacement en Pays de la Loire) qui serait intégré au Pass Culture & Sport personnalisable ?

Le Pass santé/contraception & le Pass complémentaire santé

De plus en plus aujourd’hui, on observe que les étudiants rognent considérablement sur leurs dépenses de santé. De même, les 16-25 ans sont frappés par des MST qu’on croyait disparues et qui reviennent (chlamydia, hépatites, syphilis…) et le nombre d’avortements chez les jeunes a également augmenté ces dernières années, ce qui traduit un échec de la prévention en amont. Au regard des nouvelles politiques nationales et du bilan de ces dispositifs, il convient de s’interroger sur une évolution possible de ces dispositifs. De nombreux jeunes se sont plaints de la difficulté d’accès au Pass prévention contraception pour les raisons suivantes :

• certains établissements scolaires privés ont refusé de distribuer les chèques.

• de nombreux établissements scolaires n’ont plus de services de santé, il faut donc aller chercher le
chèque dans le bureau des surveillants ou au CDI, ce qui offre de grands moments de gêne.

• les personnels de santé ont du mal à en faire la promotion.

Ce Pass s’adresse aux jeunes dans une période charnière de leur existence, pendant laquelle ils sont souvent en recherche d’indépendance. De plus, les questions liées à la sexualité, par exemple, ne sont pas toujours abordées en famille et mais les jeunes sont en demande d’informations. Par ailleurs, l’État se chargeant désormais de rembourser les contraceptifs pour les mineurs, est-ce bien pertinent de maintenir le Pass contraception pour ces derniers ?
Dans ce contexte, le CRJ souhaite interpeller la Région sur la nécessité de renforcer la prévention en étendant le Pass à un plus grand nombre, notamment aux jeunes mineurs qui ne bénéficient pas du dispositif d’Etat. On ne peut pas se contenter de délivrer le Pass sans accompagner les jeunes sur les questions de santé. Il faut expliquer son contenu et pourquoi on peut l’utiliser. Les questions liées à la santé, la sexualité doivent pouvoir être abordées lorsque ce Pass est délivré.
Propositions : Pourquoi le Pass ne pourrait-il pas être délivré par un professionnel de santé et dans les pharmacies ? Les mineurs étant déjà concernés par un dispositif de l’État, il nous paraît plus pertinent que le Pass s’adresse aux jeunes majeurs (18-21 ans). Pour les mineurs, il est absolument nécessaire de conserver un dispositif de prévention et d’information sur les aides existantes. Ce dispositif serait assuré, soit par les infirmières scolaires présentes dans les établissements, soit par un professionnel de la santé extérieur à l’établissement.

Ordipass

Il est proposé de faire bénéficier du dispositif Ordipass tous étudiants boursiers. L’accès aux seuls boursiers lycéens est encore insuffisant.
Par exemple, un étudiant en Licence, en Master, ou en Doctorat a aussi besoin d’un ordinateur, sans pouvoir pour autant s’en procurer un. Il est donc proposé d’élaborer d’autres critères dans la mise en œuvre d’Ordipass, de l’attribuer avec plus de souplesse.